Groupe d'Entraide Mutuelle CAP36

08 mars 2010

Un peu de musique......Tryo

Tryo est un groupe de chanson française à forte influence reggae.

C'est en 1995 que Guizmo et Manu Eveno rencontrent un jeune comédien et musicien : Christophe Mali ; dès lors ils forment le groupe Tryo. Quelques temps plus tard ils font la connaissance de l'actuel percussionniste de Tryo Daniel "Danielito" Bravo. C'est pour cela que bien que son nom puisse prêter à confusion, Tryo est composé de quatre membres sur scène : Guizmo, Christophe Mali, Manu Eveno, Daniel "Danielito" Bravo. Leur producteur exécutif et manager, Bibou prend une part artistique importante dans les activités du groupe, si bien qu'il représente le cinquième membre du groupe.

Les débuts de Tryo sont tournés vers une musique acoustique inspirée du reggae qui fera naître deux premiers albums Mamagubida et Faut qu'ils s'activent en 1998 et 2000. Avec leur troisième album Grain de sable en 2003 ils s'ouvrent à d'autres influences, leur dernier album en date Ce que l'on Sème sorti en septembre 2008 affirme cette évolution en proposant une palette musicale apportant des sons venant des quatre coins du monde, comme par exemple dans les morceaux Mrs Roy, Tombé mal ou encore El dulce de leche.
Tryo a su se détacher de la scène française traditionnelle par son approche engagée de la musique et le mélange vocal des trois chanteurs du groupe. Tryo est signé sur la major Sony BMG via le label Saint George.

La particularité du groupe se trouve dans leurs rares apparitions dans les médias et pendant longtemps dans les radios




Qu'est ce qu'il faut faire,
Mais qu'est ce qu'il faut faire
Mais qu'est ce qu'on peut faire
Mais qu'est ce qu'il faut faire
Mais qu'est ce qu'on peut faire
Mais qu'est ce qu'il faut faire
Mais qu'est ce qu'il faut faire pour court-circuiter ?
Qu'est ce qu'il faut faire pour court-circuiter là-haut ?
Qu'est ce qu'il faut faire pour court-circuiter là-haut ?
Qu'est ce qu'il faut faire pour court-circuiter l'autre ?
Qu'est ce qu'il faut faire pour court-circuiter ?

Que faire pour court-circuiter la conspiration
Qui fait que comme d'habitude, je vis au fil des saisons,
Filin tendu en vue que le reve soit illusion,
Je les volerai bien pour de bon vos montagnes de millions,
Mais bon, il y a bien ma bagnole et mon chien,
Le biberon du bébé, le baby-sitter qui vient demain,
La bouffe, le loyer, la banque à rembourser.
Babylone, ma bien-aimée, c'est pour toi que je vais bosser
Mais bon il y a bien cette chose que j'ai en moi,
Tu ne peux pas la toucher, il y a que moi qui la voit.
Vision virtuelle venant des vents les plus lointains,
Je suis vivant et en revant, je vois la vie comme elle vient.

Le reve commence
Le reve commence
Le reve commence
Le reve commence
Le reve commence
Le reve commence
Le reve reve reve reve ...

Le reve commence, je m'en occuperai bien maman.
Pas de volant, les virages se négocient bien.
Bien, voila que maintenant, un voilier me prend
Et c'est aux voiles dans le vent que je voyage à présent.

Je n'ai pas vu de violence
Tu as eu de la chance !
Je n'ai pas vu de violence
Sûrement pas en France !
Je n'ai pas vu de violence
Tu as eu de la chance !
Je n'ai pas vu de violence
Danse, danse, danse...

Je n'ai pas vu de violence, de voitures, de villes,
Et c'est en France que je poursuis mon exil,
Je vis, je vois, j'oublie les imbéciles
Et c'est là qu'au loin j'appercois une île
YES!!! .
Très vite, je m'approche, sur l'eau je ricoche et POF,
J'aterris devant le sourire d'un mioche.
Dans sa main, un morceau de brioche,
A coté de lui, un chien qui renifle ses poches.
Ici, tout est bien, c'est meme mieux qu'au cinoche,
L'air qu'on respire est sain, personne ne roule en Porsche.

On est chez quelqu'un que je sais apprécier.
Il est dans mes reves depuis des dizaines d'années.

On est chez mon frère,
Celui qui jamais nous envie,
Celui qui aime la terre, l'eau,
Qui a les enfants pour amis,
Lui, il sait se taire, on écoute ce qu'il dit
Car jamais, jamais, jamais de sa bouche n'apparait le mépris.
L'humour est son petit frère, l'amour son ainé,
Son nom représente la Terre, il s'appelle Yakamonéyé.
Chez Yakamonéyé, nan-nan, il y a pas de monnaie,
Il y a pas de barbelés, nan-nan, pour t'empecher d'entrer,
Il y a pas mal de mouflets chez Yakamonéyé,
Un peu de sinsé beaucoup de liberté.
Mais qu'est ce qu'on va manger, pour le moment,
Qu'est ce qu'on va planter ?
Il y a pas de quoi s'inquièter, nan-nan, chez Yakamonéyé,
Il y a pas de monnaie chez Yakamonéyé,
Il y a pas mal de mouflets, et c'est bien, les mouflets.

Je reve, oh, je reve, oh oui je reve,
Je ne fais que ca mon frère, tu vois,
Je reve, oh oui je reve, je reve, je reve,
Je reve, je reve, je reve, je reve
Emmène-nous avec toi !

Je reve, oh oui mon frère, et ca vaut tous mes mois de salaire.
A coté du repaire où je mène une vie pépère,
Je libère le monde amer et meme si j'y reste fier,
J'aurais du mal à refaire tout ce qui va de travers,
Alors je traverse les océans pour trouver ce monde d'enfants,
Foncant, foncant comme un dément vers ces gens plus cléments,
J'y reste quelque temps, tant que je peux y rester,
Et quand le réveil sonne, j'ai l'énergie pour lutter
Car j'ai été chez mon frère,
Celui qui jamais ne nous envie,
Celui qui aime la terre, l'eau,
Qui a les enfants pour amis, lui, il sait se taire,
On écoute ce qu'il dit
Car jamais, jamais, jamais de sa bouche n'apparait le mépris.
L'humour est son petit frère, l'amour son ainé,
Son nom représente la Terre, il s'appelle Yakamonéyé.
Chez Yakamonéyé, nan-nan, il y a pas de monnaie,
Il y a pas de barbelés, nan-nan, pour t'empecher d'entrer,
Il y a pas mal de mouflets chez Yakamonéyé
Un peu de sinsé beaucoup de liberté.
Mais qu'est ce qu'on va manger, pour le moment,
Qu'est ce qu'on va planter ?
Il y a pas de quoi s'inquièter, nan-nan, chez Yakamonéyé,
Il y a pas de barbelés chez Yakamonéyé, il y a pas mal de mouflets,
Et c'est bien, les mouflets.

Faut rever !

Je reve, oh oui mon frère, et ca vaut tous mes mois de salaire.
A coté du repaire où je mène une vie pépère,
Je libère le monde amer et meme si j'y reste fier,
J'aurais du mal à refaire tout ce qui va de travers,
Alors je traverse les océans pour trouver ce monde d'enfants,
Foncant, foncant comme un dément vers ces gens plus cléments,
J'y reste quelque temps, tant que je peux y rester,
Et quand le réveil sonne, j'ai l'énergie pour lutter
Car j'ai été chez mon frère, celui qui jamais ne nous envie,
Celui qui aime la terre, l'eau,
Qui a les enfants pour amis,
Lui, il sait se taire, on écoute ce qu'il dit
Car jamais, jamais, jamais de sa bouche n'apparait le mépris.
L'humour est son petit frère, l'amour son ainé,
Son nom représente la Terre, il s'appelle Yakamonéyé.
Chez Yakamonéyé, nan-nan, il y a pas de monnaie,
Il y a pas de barbelés, nan-nan, pour t'empecher d'entrer,
Il y a pas mal de mouflets chez Yakamonéyé
Un peu de sinsé beaucoup de liberté.
Mais qu'est ce qu'on va manger, pour le moment,
Qu'est ce qu'on va planter ?
Il y a pas de quoi s'inquièter, nan-nan, chez Yakamonéyé,
Il y a pas de monnaie, il y a pas de monnaie, il y a pas de monnaie...
Paroles de Chansons


la seconde chanson que j'ai choisi c'est les homme qui aiment les femmes elle est tres bien


Sur sa gondole de Venise, Manu se laisse glisser au fil de l'eau ...
Le long des canaux, il cherche sa mie ...
Il l'aperçoit, le long de la rue embrumée...
Il s'approche de son oreille pour lui susurrer
Des mots d'amour... écoute Baby..
Les hommes et les femmes et les femmes et les hommes et ...
Respect !!
Moi je comprends, moi je comprend,
Qu'on puisse se laisser aller dans des délires improvisés
Ceux qui vous mènent dans des endroits une déesse entre les bras
Quand c'est qui vous prend la main vous embarque jusqu'au matin
Faudra fournir quelques efforts elle va faire visiter son corps

Un homme qui aime les femmes on appelle ça ...
Un femme qui aime les hommes on appelle ça ....
Un homme qui aime les femmes on appelle ça ...
Un femme qui aime les hommes on appelle ça (aie aie aie)

Ouverte à toute proposition offerte sans carte et sans bifton,
Elle va t'faire découvrir l'amour sans majuscules et sans détour,
Aucun problème pour après : tu la prends, tu disparais
Pas de temps pour la love story elle aime juste être dans ton lit

{Refrain:}
Un homme qui aime les femmes on appelle ça un Don Juan,
Une femme qui aime les hommes on appelle ça comment ? {2x}
Si tu la suis, si tu la suis...
Tu va t'retrouver comme une mouche emprisonner dans de la cire
Si tu te noies dans l'émail de son filet, de son sourire
Elle va te déchirer ton benne elle va te dépouiller ton cœur
Si tu lui murmure un "je t'aime" tu nourriras ton malheur
Son malheur, ton malheur, son malheur, son lot de malheur ...

{instrumental guitare}

Quand la belle t'auras lâché sur le bitume du trottoir
Je viendrais te récupérer, des griffes noires de ton cafard,
Sur le parapet d'un pont, "tirilipinpon", on restera entre potes,
Je te chanterais mes chansons ...
Les femmes c'est toutes des ...
{au Refrain}

Les femmes et les hommes et les hommes et les femmes..
Une femme qui aime les hommes.
Une femme qui aime les hommes est avant tout une femme !
Paroles de Chansons


j'aime beaucoup tryo je les connais depuis leur debut avec leur premier cd sortie en 1988

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04 mars 2010

Une lecture...

Louis était assis dans son fauteuil usé
la pluie glissait sur la fenêtre bleue
il faisait un temps  de chien malade
...
Il  était devenu aveugle
à cause d'une mouette
faisant partie de la noblesse
...
Aux armes!!!
...

Le balbuzart

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01 mars 2010

Un peu de musique......David Bowie

David Bowie, de son vrai nom David Robert Jones, né le 8 janvier 1947 à Brixton, est un auteur-compositeur, chanteur, producteur de disques et acteur britannique. Au long de plus de quatre décennies d'une carrière marquée par les changements fréquents de direction et de style, il s'est imposé comme un des personnages les plus originaux et imprévisibles de la musique rock, et de très nombreux artistes se sont réclamés de son influence.

Après des débuts hésitant entre le folk et la variété dans la deuxième moitié des années 60 et un détour par le mime, Bowie devient une vedette en 1972 par l'intermédiaire de son alter ego décadent Ziggy Stardust, et impose un glam rock sophistiqué et apocalyptique et des spectacles flamboyants. À cette époque, il participe aussi aux carrières solo de Lou Reed et d'Iggy Pop en tant que collaborateur et producteur. Pendant le reste de la décennie, il s'intéresse aux musique noires (soul, funk et disco) et à la musique électronique émergente, créant des mélanges nouveaux notamment avec la complicité du producteur et musicien Brian Eno. Dans les années 80, il devient une vedette grand public et remplit les stades avec une pop efficace, puis finit la décennie avec un revirement complet, intégrant le groupe de garage rock Tin Machine. Les années 90 l'ont vu retourner à un style plus expérimental intégrant des musique contemporaines telles la techno et le drum'n'bass avant de se faire plus rare.

Il a également joué dans un certain nombre de films de divers genre: drame historique, science-fiction, thriller gothique, film pour enfants
Dans le port d'Amsterdam
Il y a un marin qui chante
Les rêves qu'il rapporte
De l'immense haute mer

Dans le port d'Amsterdam
Il ya un marin qui dort
Pendant que la rivière deverse ses larmes
Sur le vieux saule

Dans le port d'Amsterdam
Il y a un marin qui meurt
Plein de bière, plein de pleurs
Dans une bagarre d'ivrognes

Dans le port d'Amsterdam
Il ya un marin qui naît
Durant une aube chaude et lourde
Par les premières lueurs de l'aurore

Dans le port d'Amsterdam
Où tous les marins se rencontrent
Il y a un marin qui ne mange
Que les têtes et les queues des poissons
Et il vous montrera ses dents
Qui ont trop rapidement pourri
Qui peuvent hisser les voiles
Qui penvent gober la Lune
Et il gueule au cuistot
De ses bras largement ouvert
'Hé, ramène-moi plus de poissons
Mets-les donc à côté de moi'
Et il a une de ces envies de roter
Mais il est trop plein pour essayer
Alors il se lève et rit
Et referme sa braguette

Dans le port d'Amsterdam
On peut voir les marins danser
Leur slip rempli à craquer par leur ventre
Se frottant aux femmes jusqu'au moment d'atteindre leur porte
Ils ont oublié l'air
Que leur voix enrouée, noyée dans le whisky, entonnait
En fendant le calme de la nuit
Par la clameur de leurs plaisanteries
Et ils tournent et ils dansent
Et ils rient et ils draguent
Jusqu'à ce que le son rance de l'accordéon explose
Et ensuite ils quittent la soirée
Leur fierté dans le slip
Et les salopes qu'ils ont tirées
Sous les réverbères

Dans le port d'Amsterdam
Il y a un marin qui boit
Et il boit et reboit
Et il reboit encore
Il boira à la santé
Des putains d'Amsterdam
Qui ont prêté leur corps
A un millier d'autres hommes
Ouais, elles ont marchandé leur vertu
Leur bonté entièrement épuisée
Contre un peu d'argent sale
Alors qu'il ne peut plus ne serait-ce que marcher
Il lance son nez au ciel
Et le pointe en l'air
Et il pisse comme je pleure
Sur l'amour infidèle

Dans le port d'Amsterdam
Dans le port d'Amsterdam



la deuxieme chanson c'est seven years in tibet comme le film grandiose avec brad pit







Seven Years In Tibet (Sept Ans Au Tibet)

Etes-vous OK ?
Ils vous ont tiré en pleine tête
Et c'est moi qui tient vos cerveaux
- Disait la vieille femme -
Alors je bois au milieu des ombres
Du ciel crépusculaire
Et je ne vois rien du tout"

Les étoiles ont l'air si spécial
Et la neige a l'air si vieille
Une forme frêle flotte
Au-delà de l'aire de yoga
Se retourne pour interroger la montagne :
"Pourquoi les porcs peuvent-ils voler ? "
Ce n'est rien du tout

Je fais ton éloge
Rien ne s'en va jamais vraiment, ...
davd bowie j'aime beaucoup

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25 février 2010

Une lecture...

Le coeur bien vieux
comme un couteau
qui a fait son temps
Louis grimpait encore aux arbres
pour voir si loin
le pays des bienheureux
...

Le balbuzart

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22 février 2010

Un peu de musique......benabar

Interview : Bénabar

par Pierre Derensy

Impression

 

Bon, on se retrouve mais cette fois ci je ne viens pas avec une fan pour te poser les questions comme la première fois ?

Bénabar : « Bon on va arrêter tout de suite alors ! Restons en là ! (rire) »

Je peux te poser quand même 2 ou 3 questions ?

Bénabar : « Allons y mais brièvement hein ! »

Sérieusement, après une chanson comme « Le Dîner » ta compagne a t’elle encore beaucoup d’amis ?

Bénabar : « Non elle les a tous perdu depuis que j’ai sortis ce titre. En même temps elle en avait déjà très peu vu que je m’étais déjà fâché avec eux avant en les insultant tous. »

C’est marrant d’ailleurs que tu évoques De Funès dans cette chanson, d’une certaine manière il te ressemble plus que l’ourson gentil dont tu t’étais fait un personnage dans ton précédent spectacle ?

Bénabar : « Moi aussi j’aimerais bien lui ressembler. En même temps je n’ose pas prétendre avoir un tel talent. »

Tes chansons, comme lui ses rôles, tu les attaques toujours sous l’angle de l’humour noir ?

Bénabar : « J’essaye toujours d’apporter à mes histoires un angle décalé et si possible dans le meilleur des cas humoristiques. Quand j’y parviens... car malheureusement ce n’est pas toujours le cas. »

Est-ce que c’est un vice ?

Bénabar : « Y a quelque chose d’un peu vicelard effectivement. Cette idée de détourner les sentiments pour les rendre comiques c’est quelque chose qui me poursuit. »

As-tu le syndrome des comiques, c’est à dire que lorsque tu es naturel et pas boute en train les gens pensent que tu es malade ?

Bénabar : « Je suis un grand timide alors les gens pensent que je suis vraiment imbus de ma personne et complètement méprisant. Mon public qui m’a vu sur scène juste avant, quand il me voit à la fin du concert pense que je le prends de haut alors que je n’ose pas leur parler. Cela m’arrive souvent. C’est une vraie malédiction. »

Tu nous décomplexes de nos travers en les rendant vivables et en les mettant noir sur blanc sur la table, est ce que c’est ça ta force c’est à dire de jouer au gentil derrière des cornes de diable ?

Bénabar : « Un peu des deux. Je suis plus gentil qu’il n’y paraît mais je suis aussi plus méchant qu’il n’y paraît !. Quand je fais des chansons très méchantes on se rend bien compte que dans le fond ce n’est pas moi. Je navigue entre deux eaux. C’est encore un peu pervers cette histoire. »

Pas possible ?

Bénabar : « Si ! En fait je suis mauvais. J’ai un mauvais fond ! »

Tiens en parlant du « gentil Bénabar » tu pourrais me donner un truc dégueulasse que tu as fais récemment ?

Bénabar : « Heu... j’ai tué une vieille... hier pour lui piquer ses bijoux ! C’est pas trop mal comme scoop ? »

Si l’on prend chacune de tes nouvelles chansons, on peut se dire comme pour les précédents albums que nous avons tous déjà vécu tes histoires, que nos photos sont les tiennes, y a t’il du déchet quand tu prépares tes chansons, te dis tu que tel ou tel titre n’est pas assez réaliste ?

Bénabar : « Je n’ai pas vraiment de déchets. Il y a beaucoup de choses que je met de côté, que je jette mais c’est plus de l’ordre des copeaux que des déchets. Cela fait partie du boulot. Il y a des choses moins bonnes sur le brouillon que je vire mais il y a rarement une chanson terminée qui passe à la trappe. J’assume à priori toutes mes paroles, il n’y a pas de truc craignos que je m’interdit de dire aux gens mais c’est vrai que je passe beaucoup de temps à trouver le bon refrain, le bon couplet. »

En écoutant « Triste Compagne » je me dis que Monsieur Bénabar n’est pas lecteur de Psychologie Magazine et qu’il fait sa psychothérapie grâce à ses disques et ses concerts ?

Bénabar : « Je ne crois pas au côté thérapeutique du chanteur. Cela ne résout rien. Tu peux peut être affirmer certaines choses mais tu ne résous pas tes problèmes en montant sur scène. C’est rassurant d’ailleurs : si tu es heureux avant de monter sur scène et que tu te mets à chanter des titres super tristes tu gardes ta bonne humeur quand le rideau tombe. C’est une parenthèse et cela doit être considéré comme tel. »

Cela t’arrive justement de monter sur scène en te disant ce soir j’ai pas envie d’y aller ?

Bénabar : « De monter sur scène non mais par contre ça m’arrive quand tu arrives en tournée à 11 h du matin dans une loge super froide qui ressemble à un vestiaire de sportif. Là tu peux avoir les boules. Tu te demandes ce que tu fais là et tu te dis qu’il faut changer de métier mais par contre quand le public est là : jamais jusqu’à aujourd’hui je n’ai été sur scène à contre-cœur. Je serais d’ailleurs vigilant à ce que cela ne se produise jamais. »

Pour l’avoir vécu encore hier soir, acceptes tu que j’utilise « La Berceuse » pour endormir ma fille ?

Bénabar : « Carrément ! cette chanson sert à ça ! »

Ta paternité à changé beaucoup de choses sur ton travail ?

Bénabar : « Un peu. Ca se sent un peu dans l’album. Mais bon je te rassure je suis toujours aussi débile qu’avant. »

Par contre il y a un titre où tu ne t’échappes pas par une pirouette c’est « Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise ? » ?

Bénabar : « Ce fut une chanson dure à écrire, à assumer jusqu’au bout. Ce côté ‘No Futur’. C’est une vision de la vie que je ne défends pas du tout mais vis à vis de cette chanson il fallait que j’aille au bout du truc. Je ne pouvais pas, après avoir utilisé le malheur de plein de nos concitoyens, après avoir décrit la misère ambiante, m’en sortir par une roulade de chanteur. »

Envisages-tu le rôle de chanteur comme un moyen de mettre le doigt là où ça fait mal sans pour autant donner de leçons ?

Bénabar : « Je souhaite avant tout que le public passe une bonne soirée et dans le meilleur des cas arriver à glisser deux trois trucs pas trop con dedans. Je ne crois pas qu’un chanteur puisse faire changer d’avis à qui que ce soit et apporte grand chose aux gens. Tu peux par contre conforter les gens qui pensent comme toi, les encourager pour qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls. »

Que penses-tu des formules à l’emporte pièce des démagos qui nous gouvernent qu’ils soient de droite ou de gauche ?

Bénabar : « J’en pense évidemment le plus grand mal. Toutes ces formules qui sont caducs à peine prononcées. »

Tu parles beaucoup de Michel dans ton single « Maritie et Giblert Carpentier » et je présume que ce n’est pas innocent que tu en oublies un ?

Bénabar : « (rire) Ce sont des souvenirs de gosses et je tenais à ce que ce soit des gens que j’aime bien. C’est vrai que j’aime pas trop Sardou donc je voulais pas en parler. Ce n’est pas polémique mais c’est juste qu’il ne fait pas partie des gens que j’écoutais. Bon en plus il ne fait pas partie des gens que j’aime bien au vu de ses chansons fachos. »

La petite lucarne ce fut un moyen de t’évader et de rêver d’être chanteur ?

Bénabar : « Pas du tout. C’est un métier que j’ai eu envie de faire tard. Bien plus tard encore je me suis rendu compte de la symbolique de cette période des années 70. »

Bon franchement Bruno, tu penses qu’il y a, comme tu le dis, des choses à apprendre de Claude François ?

Bénabar : « Ha ouais ! carrément ! attend rien que le professionnalisme par exemple. Respect du public aussi avec une multitude de shows et de concerts. C’est comme Delpech ou Johnny (et dieu sait que je suis beaucoup plus éloigné du répertoire de Johnny que de Delpech) ce sont des gens qui sont sur scène tous les deux jours depuis 40 ans. »

L’album tu l’as préparé en 3 mois alors que le premier s’était monté en 1 semaine, plus le temps passe plus cela devient difficile de te renouveler ?

Bénabar : « Ca dépend. Il y a certaines choses qui sont plus dures que par le passé alors que d’autres sont beaucoup plus faciles. Disons que les difficultés se déplacent. Avant la difficulté c’était de faire un album, maintenant la difficulté consiste à devoir défendre des chansons et d’essayer de maintenir un esprit spontané. »

Quand on évoque tes musiciens on parle souvent de « bande à Benabar », est ce que c’est facile de rentrer à l’intérieur ?

Bénabar : « Non ! on est très fermé comme toutes les bandes. Même si l’on reste très accueillant, chacun à ses propres copains. On invite parfois certains musiciens mais le principe de la bande qui se referme sur elle-même c’est très sécurisant. »

Dans des interviews tu revendiques le fait de ne pas être spécialement un dévoreur de musique, ni un fou de la mélodie, c’est par provocation ?

Bénabar : « Je sais que je suis ignare en musique, maintenant il ne faut pas généraliser j’écoute quand même des artistes et je garde mes oreilles ouvertes. Mais c’est vrai que je ne suis pas très pointu dans mes connaissances musicales. »

Ce qui donne à ta musique quelque chose d’unique et de non assimilable, une liberté totale ?

Bénabar : « Cela passe par ça effectivement après tu dois faire attention entre la liberté et l’ignorance. J’essaye comme beaucoup d’en savoir un peu plus chaque jour. Je ne me satisfait pas de mes acquis. »

Tu me rassures sur un point en écoutant « Reprise des Négociations » : les cuivres sont toujours là ?

Bénabar : « Oui et j’en endosse l’entière responsabilité. C’est une question de goût. J’adore et j’en mettrais partout ! J’aime ce que cela développe dans un titre. »

Verra t’on un jour une tournée de Benabar avec 10 concerts seulement au lieu de 150 ?

Bénabar : « Peut être un jour quand ma carrière déclinera. Ce qui va être le cas prochainement rassure toi ! Je ne suis pas à l’abri d’un désamour du public. Ca fait partie du jeu. »

Bruxelles c’est ton Rio à toi ?

Bénabar : « C’est une ville qui me convient. »

Ton franc parlé t’a porté préjudice ?

Bénabar : « Pas tant que ça. Il y a des gens qui me détestent mais beaucoup de monde me respecte, même ceux qui ne sont pas toujours d’accord avec ce que je dis, uniquement parce que je suis franc. Cela m’a plutôt servis d’ailleurs, à ma grande surprise je pensais en débutant que je me ferais plus d’ennemis que d’amis mais ce n’est pas forcément le cas. »

Comme je suis le pire gendre que la terre ait connu et que toi tu poursuis ta gentille séduction des mères de famille, pourrais tu me donner deux trois conseils pour me rapprocher de l’excellence ?

Bénabar : « Tu connais l’adage : pour avoir la fille il faut séduire la mère. »

Bénabar en chiffres, c’est plus d’1 million d’albums vendus et c’est aussi 350 concerts. Bénabar c’est surtout et encore un mec bien qui retrouve son ton sarcastique et sa musique populaire sur « Reprise des Négociations ». Entre se tordre de rire et se plier en quatre face aux mesquineries de la vie, lui a choisi de croquer un peu dans l’un et un peu dans l’autre. Avec ce nouvel opus la pomme a bon goût.

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